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11 octobre au 2 novembre 2008 Les invités d'honneur


Marc PEREZ
Invité d’honneur Sculpture

 

 

 

 

Bernard PIGA
Invité d’honneur Peinture

D’abord peintre, graveur, ses premières expositions furent saluées par le Prix de la Fondation Taylor dès 1985. Depuis, son parcours fût maillé de nombreusesexpositions et rencontres professionnelles : galeries et salons, en France ou à l’étranger

C’est en 1997 que «les sculptures sont apparues. Jamais je ne les avais imaginées, trop aveuglé sans doute, par ma passion pour la peinture, je m’étais quasiment interdit de toucher à la sculpture, comme si je lui reprochais aussi d’en dire trop».

Ce sont plus particulièrement les sculptures de Marc Perez que la Biennale de Baugé donnera l’occasion de découvrir, ses personnages «porteur d’histoire» qui interpellent le visiteur. Solitaires ou en groupes, courbés sous les charges ou élancés vers le ciel, ces silhouettes incertaines portent, tout à la fois, la fragilité et la force des hommes.

«Les êtres qu’il représente, le regard tourné vers le ciel, ligotés, empêtrés par toutes sortes de bandages, de câbles, de cordes, aspirent à s’élever, à se libérer du poids d’un passé chaque jour plus pesant. Le poids de la vie. Une vision lucide de ce qui est notre quotidien, au fond.
Il y a dans cette œuvre une part d’humanité profonde qui nous fait toucher du doigt l’essentiel. Il y a une beauté plastique mille fois travaillée, un équilibre savant qui fait de chaque sculpture un «mobile immobile», conglomérat de plusieurs corps, de plusieurs têtes, de plusieurs vies, qui cherchent ensemble et séparément une réponse à leur angoisse existentielle." Ludovic Duhamel

 

Artiste discret, Bernard PIGA est pourtant présent depuis quarante ans aux cimaises des grands salons historique

Au fil des thèmes qui ont ponctué le cheminement de son œuvre, s’inscrit un regard attentif et affectif aux êtres et aux choses. «Toile après toile, il peint une sorte de nostalgie des gens et des choses dans des tableaux splendides d’une intériorité contenue avec subtilité» Gérard Gamand.

Scènes d’atelier, la nuit, au clair de la lune dans des bleus profonds et graves, ou paisibles promeneurs éclairés de tendres couleurs, tout est dense, calme, digne et profondément humain.

Hommes-charrettes révoltés ou femmes éplorées : toutes les tragédies humaines sont là. Pas dans un constat impuissant mais dans une force collective poignante. Il y a une gravité flagrante dans ce travail, un besoin viscéral d’exprimer la nature humaine, sans pessimisme mais avec lucidité. «....de nouveaux récits superbes, hautement et subtilement colorés, brossant avec une prestesse avisées des fonds sombres pour éclairer, densifier singulièrement le drame de la séquence peinte...» Patrick-Gilles Persin.

«Comme un long cheminement vers une école buissonnière, la peinture de Piga a l’épaisseur d’une vie. Elle n’épargne pas, ne concède rien.  Dans le pas des chevaux ou des chiens, celui de l’Homme. Allons nous promener....» (Virginie Gonnat)

Une invitation dont la Biennale de Baugé se fait le relais en proposant ce rendez-vous à la découverte de l’œuvre de Bernard Piga.